Au sein d'ICAR, le ou la psychologue ne reste pas en attente dans son bureau, mais participe pleinement aux activités de terrain. Ceci inclut la présence dans les rues (de jour et de nuit), en compagnie de l'équipe sociale et médicale, les visites des salons et/ou  des  cafés, ainsi qu'à la permanence médicale. Par ailleurs, il ne s'agit pas d'une présence en tant que spectateur, le/la psychologue participant également à la distribution de préservatifs ou de matériel d'injection stérile.

Cette présence fréquente, et le contact direct qui en résulte avec notre « public », nous permet d'entrer dans une relation «authentique» avec les personnes, en se portant à leur rencontre plutôt que d'attendre leur venue. C'est également un exercice d'empathie, qui octroie la chance de comprendre le milieu dans lequel la  personne travaille, ses fréquentations, et de permettre une compréhension de la façon de se comporter, de s'adapter et de s'intégrer dans ce milieu. Cette forme d'intégration est propice à l'émergence de la demande, notamment lorsque les travailleurs présentent les services que propose ICAR, incluant un suivi ou soutien psychologique.

Les échanges entre psychologue, éducateurs, infirmiers et collaborateurs externes sont une composante majeure du travail vu qu'une même personne peut rencontrer des problématiques liées entre elles dans divers domaines (marginalisation, vie intrapsychique, familiale, médicale, relationnelle...), il importe de pouvoir la prendre en charge et l'accompagner globalement.

Dans le même ordre d'idée qu'une présence sur le terrain, les accompagnements et soutiens psychologiques se font la grande majorité du temps en se portant à la rencontre de la personne, en s'adaptant à son rythme, et non en attendant qu'elle s'adapte au nôtre. Il s'agit d'une adaptation au niveau du temps et de l'approche comme des lieux.