Le travail de terrain est avant tout une première prise de contact avec toutes personnes ayant une activité prostitutionnelle.
Les travailleurs sociaux d’ICAR entrent en relation via la distribution de préservatifs et de matériel stérile lié à l’injection. Ces premiers échanges, associés au dialogue, sont les bases afin d’établir une relation de confiance avec la personne. Ils permettent également aux travailleurs sociaux de faire, à leur échelle, un travail d’éducation à la santé que l’on préfère appeler « réductions des risques ».

La présence régulière des travailleurs sociaux d’ICAR Wallonie sur le terrain permet, au fil du temps, d’approfondir la relation, de partager son quotidien, ses difficultés, ses moments de joie ou de peine sans porter de jugement. Toujours dans une démarche bienveillante et une écoute active, à travers ces moments, les travailleurs sociaux peuvent percevoir une éventuelle demande/non demande.

C’est dans le respect qu’ils la travailleront avec la personne.

Les travailleurs sociaux tentent également de tisser ou de retisser du lien où et quand il y a rupture entre la personne et la société. Ils joueront donc le rôle de médiateurs avec différents services, afin d’être une impulsion sur laquelle la personne peut prendre appui et aller vers un mieux-être.

Les travailleurs sociaux travaillent en réseau et veillent à collaborer de manière objective dans l’intérêt de la personne. Ils veillent également à rediriger le bénéficiaire lorsqu’ils estiment que la demande sort de leur champ de compétences.
 C’est à partir de ce travail et avec l’accord de la personne que peut débuter le travail socio-administratif.